Contrôle de Gestion

Aide à la prise de décision, pilotage et performance de l'entreprise

LES FONDEMENTS DU CONTRÔLE DE GESTION

LES FONDEMENTS DU CONTRÔLE DE GESTION

Fondements contrôle de gestion

Cet article est dédié au livre d’Henri Bouquin : Les Fondements du Contrôle de Gestion

✔️ 4eme édition mise à jour en 2017

En 120 pages, l’auteur présente l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur ce beau métier :

  • son origine
  • sa terminologie
  • son évolution
  • son rôle

Il donne du sens à ce métier.

Il le situe, au sein de l’organisation de l’entreprise et de son évolution dans le temps.

 

Henri qui ?

 

Henri Bouquin était professeur de sciences de gestion à l’université Paris-Dauphine et expert auprès d’entreprises publiques et privées en contrôle de gestion, systèmes de pilotage et management.

✒️ C’est un auteur de référence en contrôle de gestion.

 

Résumé

 

« Le contrôle de gestion, un des fondements du management et de la performance des entreprises, permet de gagner en visibilité et de donner un sens aux actions des différents acteurs de l’entreprise. Issu de la comptabilité industrielle, il apparaît à présent comme un moyen de maîtriser la complexité des organisations et de mobiliser les compétences. »

 

« Cet ouvrage explique les raisons de l’apparition du contrôle de gestion, en retrace l’émergence et l’histoire. Il met en évidence les hypothèses sous-jacentes de ce dispositif de management, les limites qu’il a rencontrée et son évolution. »

 

Pour moins de 10€, ce livre permet de connaître :

  • les origines de ce métier
  • la typologie des contrôles
  • l’évolution du métier, des missions et outils
  • la place du CG par rapport à la stratégie d’entreprise
  • la place actuelle du CG (conseil des managers et agent du changement)

📌 Un livre très utile selon moi dans le cadre académique (NB : Il ne s’agit pas du tout d’un livre pratique).

 

Introduction

 

« Depuis ses origines dans les années 1920, le contrôle de gestion est une clé du gouvernement des entreprises et de bien d’autres organisations. »

 

H. Bouquin commence ce livre en présentant les finalités du contrôle de gestion.

Un CG « né du besoin de manœuvrer efficacement des organisations complexes pour en préserver la performance économique ».

Le CG a pour but de répondre au besoin d’information des dirigeant en aide à la prise de décision et en aide à l’anticipation.

Le contrôle de gestion est une pratique durable, né dans le contexte taylorien des années 1920 :

 

« Le contrôle de gestion dure parce que, paradoxalement, malgré son nom, il a su contribuer à infuser une logique de projet propre à équilibrer régulation, amélioration continue et créativité, dans un contrôle très relatif. »

 

📌 L’auteur donne une première définition du métier :

 

« Le contrôle de gestion est une fonction d’appui à la décision par ses dispositifs d’alerte (tableaux de bord), d’analyse et d’anticipation (simulations financières, plans et budgets), de suivi. »

 

💥 Ensuite, il parle de ce qui fâche : la terminologie ambiguë.

 

« Qu’entend-on par « contrôler » ? Questions fondamentales, d’autant plus souvent posées que, ces diverses années, les contrôleurs de gestion ont souhaité apparaître comme des agents d’amélioration des performances de l’entreprise. »

 

Chapitre 1 – Enquête sur un double codage

 

« Voilà donc le contrôleur de gestion, mal nommé, d’emblée gêné par son titre, maintenant écartelé entre un rôle taylorien classique : organiser le travail des autres, sinon les surveiller, et un rôle d’agent du changement. »

 

📌 « Contrôle de gestion » est une mauvaise traduction de « Management control ».

Car comme le rappelle l’auteur : « management n’est pas gestion, control n’est pas contrôle ».

H. Bouquin détaille dans ce chapitre l’étymologie du contrôle de gestion mais aussi l’origine de ce métier.

Il cite de nombreux auteurs de Management, bien connus des étudiants : Mintzberg, Simon, Anthony, Woodward…

Ce chapitre permet de mieux comprendre le sens des mots contrôle, gestion et management.

 

Gestion Management
Contrôle Suivi de l’efficience Discipliner les managers
Control Maîtriser la performance économique Aider les managers à manager

 

Chapitre 2 – Un dispositif du gouvernement d’entreprise

 

« Le contrôle de gestion a été construit par les pionniers pour être un de ces dispositifs de gouvernance ou de gouvernement d’entreprise, qui délimitent l’autonomie des dirigeants et régissent leurs relations avec les actionnaires, voire d’autres et nombreuses parties prenantes […]. L’enjeu est d’identifier ce que doit faire une direction générale et ce qu’elle doit déléguer. »

 

🤔 Quelle est l’origine du contrôle de gestion ?

Et bien il s’agit d’un réponse des dirigeants de Général Motors au fordisme :

 

« Ce que l’on désigne aujourd’hui par « contrôle de gestion » a été créé au tout début de la décennie 1920 par les dirigeants de General Motors (GM) […]. Alors que Ford vit de son fameux modèle T, fabrication unique à faible coût, GM va tenter le contre pied : « un modèle pour chaque budget et chaque usage ». »

 

⭐️ Lire mon article sur l’école classique et le fordisme

 

L’auteur retrace ensuite la généalogie du contrôle de gestion, avec l’apparition de nouvelles méthodes, et de nouveaux outils :

  • calcul des coûts 
  • comptabilité de gestion
  • contrôle budgétaire
  • centres de responsabilités
  • prix de cessions internes
  • reporting

 

Chapitre 3 – Pérennité et renouveau

 

L’auteur parle de stratégie d’entreprise et du rôle du contrôleur de gestion par rapport à celle-ci :

 

« Il revient aux managers de décliner et de mettre en oeuvre la stratégie grâce à l’appui du contrôle de gestion. La démarche consiste à identifier les facteurs clés dont dépend la réussite de la stratégie, à les traduire en actions concrètes et à rattacher ces actions aux centres de responsabilité dont missions et indicateurs de performance deviennent ainsi clairs. »

 

Il consacre une partie de ce chapitre à la question suivante : Faut-il encore faire des budgets ?

Il s’agit d’une question toujours d’actualité dans les entreprises. J’essaierai de l’approfondir dans un article spécifique.

L’apport de Michaël Porter (j’en parle ici) et de Kaplan et Norton (Méthode ABC) ont eu une forte influence sur le contrôle de gestion :

  • chaîne de valeur
  • facteurs clés de succès et de risques
  • approche ABC
  • cartes stratégiques

📌 H. Bouquin termine ce chapitre en posant la question « critique » :

 

A quoi sert le contrôle de gestion ?

 

« Il peut servir plusieurs buts, le plus classique étant, bien entendu, l’aide au management pour l’amélioration de la performance économique. Mais le code est caché dans la terminologie même : gestion ou management ? Contrôle ou control ? Faire du contrôle de gestion un outil de déclinaison de la performance économique, voire de surveillance des coûts, ou le construire comme un processus de socialisation des managers, pour identifier ceux qui sont aptes à assumer les responsabilités et à progresser ? Toute la gamme est possible, tout un programme de malentendus peut se développer. »

 

Conclusion

 

« Le contrôle de gestion change et demeure »

L’auteur conclu en mettant en avant le rôle du CG dans le contrôle interne, la gestion du changement et l’aide des managers.

Le CG génère des stratégie et des contrôles stratégiques.

Le contrôleur de gestion est observateur. Il sait poser les bonnes questions, écouter et s’impliquer dans la recherche de solutions.

 

« Il doit amener chacun à comprendre le modèle économique de l’entreprise et le rôle qu’il y joue. »

 

Je conclurai cet article sur une citation qui résume bien ce livre « Les fondements du contrôle de gestion » :

 

« Voilà donc le contrôleur de gestion, mal nommé, d’emblée gêné par son titre, maintenant écartelé entre un rôle taylorien classique : organiser le travail des autres, sinon les surveiller, et un rôle d’agent du changement. »

 

 

Maxime

 

 


 

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